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De la Révolution à la réouverture

La collégiale Saint-Martin, vendue en 1796, est aménagée en magasin de bois de chauffage, puis occupée par l'administration des tabacs. L'édifice se détériore très vite : la toiture de la nef s'effondre en 1828, suivie par l'étage supérieur du clocher détruit  l'année suivante. Le porche édifié au XVIIIe siècle est détruit un peu plus tard, de même que la façade occidentale de la nef, lors de la construction d'immeubles.

Prosper Mérimée, lors d'une visite à Angers en 1835, saisit le grand intérêt architectural du monument et tente vainement de convaincre la municipalité ainsi que l'évêque de rendre l'église à sa destination ; une autre tentative menée en 1847 est tout aussi vaine. Il faut attendre 1902-1903 pour que la partie orientale de l'église soit achetée par le chanoine Pinier, supérieur de l'externat Saint-Maurille. Elle devient plus tard (1947) chapelle de cette institution jouxtant la collégiale : l'entrée s'effectue par l'extrémité orientale de l'abside gothique et l'autel s'élève alors dans la croisée du transept, soit à l'opposé de l'emplacement ordinaire. La nef reste aménagée en cour et bordée par des immeubles.

En 1986, le Département de Maine-et-Loire acquiert Saint-Martin et engage une politique ambitieuse d'étude, de restauration et de mise en valeur de l'édifice, qui s'achève au printemps 2006. L'achat d'immeubles établis à l'emplacement de la nef de l'église, suivi de leur démolition, permit de restituer les volumes de l'intégralité de l'édifice médiéval.

Saint-Martin constitue aujourd'hui un jalon essentiel dans le panorama architectural d'Angers, offrant un condensé de l'évolution de la construction religieuse médiévale.

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