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Epoques carolingienne et romane

La reconstruction carolingienne

Dans le courant du Xe siècle, un nouvel édifice s'élève. La nef, reconstruite, prend une configuration proche de l'actuelle. Les murs du transept et du chœur sont curieusement élevés sur le tracé exact de l'édifice précédent. Les bras du transept conservent ainsi leurs absidioles terminales ; celle du sud ne disparaîtra qu'au XIXe siècle.

Cet édifice de belle taille, et notamment ses grands arcs de croisée du transept, présentant une alternance de brique et de calcaire, a séduit les premiers archéologues. Ce fut notamment le cas de Prosper Mérimée, plus connu par son œuvre littéraire que par son activité d'inspecteur des Monuments historiques. Lors de la récente restauration, des éléments d'une corniche à décor et un chapiteau peint, réemployés au XIe siècle, constituent les seuls éléments sculptés connus appartenant à cette construction.

Les sépultures, si fréquentes à l'intérieur des églises antérieures, deviennent exceptionnelles à l'intérieur de la collégiale, et le restent jusqu'à la fin du Moyen Age.

L'oeuvre de Foulques Nerra

Le comte Foulques Nerra et sa femme Hildegarde, voyant l'église "tellement détruite que c'est à peine si deux prêtres pouvaient y servir Dieu" décident de la reconstruire. Ils instituent également treize chanoines "pour servir Dieu en cet endroit" nous disent encore les textes. C'est à l'occasion de ces travaux que fut dégagée la sépulture de saint Loup, décédé plus de trois siècles auparavant. La nef, dans son état actuel, date en grande partie de cette reconstruction du début du XIe siècle. Elle comportait un vaisseau central, éclairé en partie haute, et deux bas-côtés séparés par une arcature. Sa façade ouest, arasée, a été remontée en 2005 afin de suggérer la disposition médiévale.

De cette reconstruction partielle du bâtiment subsistent aussi la coupole de la croisée du transept, les colonnes qui la supportent, avec leurs chapiteaux à décor d'entrelacs et de végétaux, ainsi que les grands arcs assurant le passage du plan carré au plan circulaire de la voûte. Les peintures simulant une voûte gothique à nervures sur la coupole ne sont réalisées que dans la seconde moitié du XIIIe siècle.

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