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Saint-Martin gothique

Le nouveau style

Chapiteau de l'abside (vers 1180)Dans la seconde moitié du XIIe siècle, le chœur de la collégiale est allongé dans le style gothique angevin, caractérisé, entre autres, par l'aspect particulièrement bombé des voûtes d'ogives. A l'ouest, la travée du chœur appartient à une première campagne et réutilise les murs de l'édifice carolingien. La seconde travée et l'abside sont édifiées un peu plus tard. A la fin de cette campagne, le chœur, où siègent les chanoines, devient aussi long que la nef. On observe à la base des nervures la présence de statues, ou plutôt de leurs copies, les originaux étant présentés depuis 1926 à l'université américaine de Yale. Les nombreux chapiteaux offrent surtout un décor végétal, mais aussi quelques animaux, voire des monstres.

La chapelle des Anges

La chapelle des Anges achève la reconstruction gothique, dans les premières décennies du XIIIe siècle. Plusieurs autels permettaient aux chanoines de dire leurs messes privées. Un peu plus récente que le chœur, elle conserve surtout toute une série de consoles sculptées où l'on pourra différencier la sculpture médiévale des imitations du XXe siècle. Dans la chapelle, subsistent les témoins d'un riche décor peint originel témoignant de plusieurs campagnes ; on y lisait encore au début du siècle dernier le Massacre des Innocents, ainsi que l'Adoration des Mages, là où seuls la Vierge et l'Enfant Jésus se discernent encore.

A la fin du Moyen Age

Saint-Martin a bénéficié des largesses de René d'Anjou. C'est ainsi que, vers 1470, les murs du transept sont surélevés et une nouvelle charpente est mise en place, de même que dans la nef. Si la toiture de la nef s'est effondrée en 1828, la voûte lambrissée peinte des bras du transept subsiste et conserve encore de nombreuses armoiries de la Maison d'Anjou : les armes du roi René, de sa mère Yolande d'Aragon, et bien d'autres. Sur les murs, un décor simulant un appareillage de pierres de taille à l'aide de lignes rouges portées sur un badigeon blanc, conférait aux différentes parties de l'église un aspect très différent de l'actuel, après la disparition de la plus grande partie de ce décor. Toujours vers la fin du Moyen Age, le sacraire de style flamboyant qui abritait les vases sacrés et les reliquaires, s'élève contre le mur nord du chœur. Il est attribué aux libéralités d'Hermann de Vienne, ancien médecin du roi René, mais également doyen du chapitre canonial de Saint-Martin, inhumé en 1491 dans la chapelle des Anges.
 

Gros plan sur...Le roi René

Le "bon roi René", duc d'Anjou, mais aussi de Bar et de Lorraine, comte de Provence et roi de Naples, fut pourtant, suivant la cruelle formule de Shakespeare " Un roi miséreux, sans sujets, sans fortune et sans couronne". En Anjou, il a néanmoins fait construire ou restaurer plusieurs monuments, ainsi les châteaux des Ponts-de-Cé, de Baugé ou de Launay, des manoirs comme Belligan, ou La Ménitré.

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