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La statuaire

La collégiale Saint-Martin accueille une collection exceptionnelle et permanente de statues en terre cuite, en bois ou en pierre, panorama de la sculpture des églises et chapelles de l'Anjou, du XIVe au début du XXe siècle.

La collection de Monseigneur Pasquier

Ces œuvres, toutes classées au titre des Monuments historiques, ont été confiées par l'association des Amis de l'École des Hautes Études Saint-Aubin au Département. La plupart d'entre elles, en terre cuite, proviennent des ateliers angevins et manceaux des XVIIe et XVIIIe siècles et illustrent l'art de la Contre-Réforme catholique, réaffirmant la dévotion aux saints et à la Vierge Marie.

Parmi les pièces majeures de la collection figure la statuette (seulement 33 cm) de la Vierge s'apprêtant à allaiter l'Enfant Jésus. Malgré la disparition de sa polychromie, cette œuvre de la deuxième moitié du XVIe siècle garde toute sa préciosité par la finesse des détails du costume et des mains et la légère exagération de ses lignes.

Autre chef-d'œuvre, la Vierge de Nozé a été sculptée pour une chapelle du Couvent de la Visitation d'Angers, par le maître terracottiste Pierre Biardeau, installé à Angers au milieu des années 1630. Transformée en déesse Raison à la Révolution française puis menacée de destruction, elle fut sauvée par le boucher de la communauté de la Visitation. Elle est encadrée dans la collégiale par deux autres statues de retable attribuées au même artiste, saint Paul et sainte Julie, à la gestuelle très théâtrale et à la polychromie d'origine.

La statue de saint Sébastien, la plus haute de la collection (1m86), martyr au IVe siècle et saint très populaire du Moyen Âge, est fidèle à la représentation traditionnelle qui le figure en cible attachée à un arbre face aux archers. Datée de la fin du XVIIIe siècle, cette statue témoigne d'une grande maitrise dans la composition et la représentation du corps.

La Vierge de Calvaire du XIVe siècle, en bois peint, est la plus ancienne sculpture de la collection. L'encolure ronde de la robe, les manches fermées par de nombreux petits boutons ou les pans de son voile se retournant en volutes, tout concourt à faire de cette représentation un chef-d'œuvre.

Avant d'être exposées dans la collégiale dès sa réouverture au public en 2006, toutes les sculptures ont bénéficié d'une restauration pour retrouver leur éclat et redécouvrir, chez certaines comme le groupe de sainte Anne et la Vierge, la polychromie ancienne.
 

Les oeuvres de la collégiale

Deux sculptures en pierre sont issues de la collégiale Saint-Martin : une Vierge à l'Enfant, en pierre polychrome des années 1360-1370, ornait l'autel de la Vierge ou la chapelle des Anges et fut retrouvée lors de fouilles archéologiques en 1931, dans le bras sud du transept. D'autres fouilles ont mis au jour également la statue de sainte Marguerite représentée victorieuse du diable qui, métamorphosé en dragon, l'avait engloutie et tient encore dans sa gueule un pan de son manteau.

La très belle console aux deux anges, en bois, œuvre de l'artiste sourd angevin Léon Morice vers 1902, a été classée au titre de l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 19 janvier 2010.

                          

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